Au Mali, le cancer du col de l’utérus continue de peser lourdement sur la santé des femmes. Souvent silencieux à ses débuts, il est pourtant l’un des rares cancers que l’on peut prévenir efficacement et traiter avec succès lorsqu’il est détecté à temps. C’est dans cette réalité, à la fois préoccupante et porteuse d’espoir, que s’inscrit l’initiative du Centre International d’Oncologie (CIO).

Du 2 au 30 avril 2026, une campagne de dépistage gratuit est organisée afin de rapprocher les services de prévention des populations. Cette action bénéficie du soutien déterminant de la Fondation Bank of Africa (BOA), partenaire financier de l’activité, dont l’engagement contribue à lever les barrières économiques et à élargir l’accès au dépistage pour le plus grand nombre.

Comme l’indique l’affiche de la campagne , plusieurs centres de santé de Bamako sont mobilisés, notamment les CSCOM de Torokorobougou, Sabalibougou, Daoudabougou, Niamakoro I et II, le CSREF de Quartier Mali, ainsi que le CIO du Forum Médical.

Chaque jour ouvrable, de 8h à 16h, et les samedis matin, les équipes de santé accueillent les femmes pour un dépistage simple, rapide et essentiel. Derrière cette organisation, il y a bien plus qu’une opération ponctuelle : il s’agit d’un effort structuré pour instaurer une véritable culture de prévention.

Car le dépistage ne consiste pas seulement à détecter une maladie. Il permet d’identifier des lésions précancéreuses, souvent avant même l’apparition de symptômes, et d’intervenir à un moment où tout peut encore être évité. C’est là que réside toute sa force : transformer une menace invisible en une opportunité d’action.

Cette campagne s’adresse en priorité aux femmes qui n’ont jamais été dépistées, mais aussi à toutes celles qui souhaitent prendre en main leur santé. Elle rappelle que la prévention est un droit, et non un privilège, et qu’elle doit être accessible à toutes, indépendamment des conditions sociales ou économiques — une ambition rendue possible grâce à l’appui de partenaires engagés tels que la Fondation BOA.

Au-delà des chiffres et des consultations réalisées, l’enjeu est plus profond. Il s’agit de renforcer la confiance dans le système de santé, de sensibiliser les communautés et d’encourager des comportements durables. Le CIO, avec le soutien de la Fondation BOA, contribue ainsi à une dynamique plus large : celle d’une santé publique proactive, centrée sur l’anticipation plutôt que sur la réaction.

En définitive, cette campagne est une invitation. Une invitation à agir tôt, à s’informer, à se protéger. Car face au cancer du col de l’utérus, le temps est un facteur déterminant — et chaque dépistage peut faire la différence.

Se faire dépister aujourd’hui, c’est préserver sa santé pour demain.

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